
Ah ! Les Russes et le Cosmos ! Je vous entends d’ici : mais elle nous l’a fait 18 fois, le coup du Cosmos ! Eh bien 18, 77, 114 fois s’il le faut : j’assume. Parce qu’il y a de quoi. Parce que la conquête de l’espace, que diable, c’est un demi-siècle d’histoire militaro-économico-sociologico-géopolitique ! Mais surtout parce que la conquête de l’espace, en Soviétie, c’était plus que de la politique. C’était décrocher la Lune, c’était du rêve et de la poésie, c’était une mission. C’était, les pieds dans la merde, garder la tête dans les nuages. Et collectif, le rêve, tout un peuple, le plus grand pays du monde, des millions de coeurs qui battent au même tempo ! On était cosmonautes en famille, les gamins jouaient aux fusées, même le chien se prenait pour Laïka ! Rêve de gosses, c’est l’angle choisi par la jeune photographe Macha Grouzdeva pour sa série intitulée « Direction Cosmos ». Les dessous de Baïkonour, ville mythique parce que secrète, fermée, base de recherches spatiales oblige. L’expo, c’est à la galerie Pobeda, récemment déménagée de Winzavod à Krasnyï Oktiabr. Et, entre nous, je les comprends, parce que Winzavod, c’est devenu vraiment trop chic et plus choc du tout.
Jusqu’au 4 avril, Galereïa Pobeda, Bersenevskaïa Naberejnaïa, 6. www.pobedagallery.ru