Mardi 09 Mars 2010
Politique Economie Société Culture Dossiers La revue de presse
Nous vivons une époque où la valeur de l’argent est prise dans une spirale hyperinflationniste. Les bénéfices et déficits des entreprises, leurs échanges, ne se chiffrent plus en millions mais en milliards et centaines de milliards. Aux millionnaires ont succédé les multi-milliardaires.
[Blog] La faillite des révolutions colorées
L’arrivée au pouvoir de Viktor Yanoukovitch est un nouveau revers pour la politique américaine d’expansion de l’OTAN. Cet échec intervient moins de deux ans après la débacle de l’armée géorgienne, pourtant entraînée et équipée par l’US army. La victoire de Yanoukovitch marque aussi l’échec de la révolution colorée la plus emblèmatique. Il semble, d’ailleurs, que le département d’Etat américain croit de moins en moins à ce système de subversion.
A Ekaterinbourg, des agents de la milice ont récemment frappé un pianiste de 62 ans, professeur au conservatoire public de l’Oural, Sergueï Beloglazov. « Aucun Nourgaliev* ne viendra t’aider, connard ! », a expliqué le milicien à la victime. De qui donc attendre de l’aide ?
« Bronzer à Djerba » ou « Découvrir l’Ermitage » ?
La France est la première destination touristique de la planète. On vient, du monde entier, voir Paris, visiter ses musées et profiter de la douceur de vivre en France.
Développement régional : la classification de l’IEF
Leonid Grigoriev est économiste, et consultant en économie à l’occidentale, comme il le dit lui-même, activité qu’il pratique à l’IEF (Institut pour l’Énergie et les Finances). Doyen du MUM (Mejdounarodnyï Universitet v Moskve), il est aussi président du Conseil de WWF Russia.
La Fédération de Russie : tout ce que vous avez toujours voulu savoir ou presque
La Russie est un territoire tellement vaste et bigarré qu’on ne devrait guère s’étonner du degré de complexité atteint par le système administratif de la Fédération.
J’ai une amie à Barcelone, elle s’appelle Tamara Trapez. Plus que tout dans l’existence, Tamara estime la liberté, l’égalité et la fraternité. Le général Franco a de la chance d’avoir vécu à une autre époque. Sinon, Tamara lui aurait posé un revolver sur la tempe en lui fredonnant un air catalan à la mode, puis se serait éloignée dans ses escarpins rouges à talons de 10 cm.
Qui a peur du grand méchant Rammstein ?
Les autorités biélorusses sont prêtes à interdire le concert de Rammstein à Minsk pour « violence et pornographie » dans les clips du groupe. Avant de prendre leur décision finale, les responsables politiques veulent assister aux concerts de Rammstein à Moscou et en Lettonie.
Je ne me suis jamais sentie aussi idiote que dans ces moments, à l’école, où eux – les garçons – souhaitaient à nous – les filles – une heureuse journée des femmes. Il fallait sortir de la classe pour y revenir après quelques instants et accepter un joli cadeau. Un mouchoir à fl eurs, par exemple, parce qu’une fille bien élevée, c’est connu, ne sort jamais de chez elle sans s’être brossé les dents et avoir repassé son mouchoir. Parallèlement, les séries américaines qui venaient d’arriver sur nos écrans nous suggéraient que les deux objets indispensables à avoir sur soi, pour une jeune fille bien, c’était plutôt un préservatif et une bombe de gaz lacrymogène.
Gueule de bois pour les Russes
Les Jeux de Vancouver touchent à leur fin et les chances que le Président russe soit présent, dimanche, à la cérémonie de clôture sont désormais quasi nulles. 2010 restera dans les mémoires comme la débâcle de l’équipe olympique russe, un « cauchemar à Vancouver », selon la une d’un quotidien national publié jeudi matin, alors que les supporters russes de hockey sur glace se réveillaient avec une mauvaise gueule de bois.
Le 18 juin dernier, le Courrier de Russie s’est enrichi de 4 pages supplémentaires en langue russe. A la demande de nos lecteurs francophones, qui nous ont exprimé leur regret de ne pouvoir lire les sujets publiés dans ces pages en russe, nous vous proposerons désormais chaque semaine, sur notre site internet, une sélection de ces articles traduits en français. Cette semaine : André Dussolier joue Staline dans le film Une exécution ordinaire.
« Ré-vo-lu-tion ! Ré-vo-lu-tion ! ». Moscou est mise à sac. Une bande de jeunes militants d’extrême gauche défilent dans les rues la tête haute. Les matraques ne leur font pas peur. Ils crient leur haine du gouvernement, « cherchant ce qu’ils pourraient casser, réduire en miettes, dans le bruit et dans le fracas ». C’est sur cette marche de protestation qui a mal tourné que s’ouvre Sank’ia, le dernier roman de Zakhar Prilepine. Au milieu d’une foule de blousons de cuir, boules à zéro, limite fachos. Ce n’est pas un hasard si leur parti, « L’Union des Fondateurs » (Soyouz Sozidayouchtchikh), est surnommé « SS » par les journalistes. Mais ces jeunes ont beau flirter avec la « punkitude » ou avec les milices de skinhead, ce ne sont pas des brutes. Plutôt des « terroristes de velours », qui se retrouvent en prison pour avoir balancé des oeufs pourris sur des notables ou placardé des affi ches anti-gouvernementales...
Daghestan, août 1722, campement des troupes russes. Depuis plusieurs semaines, l’armée poursuit sa marche victorieuse dans le Caucase. Les chefs locaux se soumettent l’un après l’autre. Dans chaque village traversé, les envoyés de Pierre le Grand font distribuer des manifestes en turc, à la calligraphie soignée, afin de rassurer les populations locales sur les intentions du Tsar.
Les premières Journées du Livre russe ont attiré un public nombreux autour des tables rondes réunissant des écrivains venus de diverses régions de la Russie. Curieusement, la discussion abordant la question « Quelle place pour l’écrivain dans la Russie du XXIe siècle ? » rassemblait surtout des auteurs originaires de province et, plus particulièrement, de l’Oural (à l’exception notable d’Andreï Kourkov, qui vit à Kiev). Faut-il en déduire que les écrivains des capitales ne parviennent pas à se projeter plus loin que le bout de leur… prochain roman ?
Théâtre Praktika : parce que les enfants sont plus contemporains que leurs parents
Les enfants – c’est innocent, c’est sans défense, et c’est infiniment malléable. Supports de tous les désirs, objets de tous les abus. Les publicitaires libertaires et les parents libéraux, qui toujours proposent et jamais n’imposent, l’ont bien compris.
Le culte du leadership est un phénomène relativement récent. Après Pierre de Coubertin, fondateur des Jeux Olympiques, la publicité, les employeurs et les athlètes se sont mis à valoriser le « plus vite, plus haut, plus fort ». Le Courrier de Russie s’est posé la question : pour quelle raison faut-il à tout prix être un leader, pourquoi est-il inacceptable d’être un loser ?
Dans le palmarès des méchants, le Chinois arrive toujours derrière le Russe. Peut-être parce qu’il est plus loin. Ou plus petit. Ou plus nombreux.
Tourisme russe : rêves et projets
Voyager en Russie ? Un plaisir des plus accessibles… À chaque ville ou village, son large choix d’hébergements, des hôtels les plus chics, avec jardins d’hiver et piscines découvertes, aux véritables auberges familiales où une hôtesse charmante vous sert le borchtch fumant.
Kazan, c’est une parure couverte de perles et trouée aux endroits les plus inattendus. Ses rues piétonnes se noient dans le sable, ses avenues butent sur le gravier. Là où la carte promet une mosquée, on trouve un terrain vague. Les arrêts de bus disparaissent sous la végétation, les tours se penchent, les terres se crispent. Cet espace mouvant abrite le dernier renfort de la Horde d’Or, l’apanage des enfants de Gengis khan qui ont dominé les Russes pendant près de 250 ans.